Démarche
Avant d’entreprendre la maîtrise, ma pratique de la photographie était axée principalement sur l’expérience de mon corps dans un espace domestique. À l’intérieur de mes mises en scène, je performais devant la caméra, en me soumettant à une épreuve sensorielle. J’ai commencé à m’interroger sur ce qui advenait de l’intensité de mes actes, une fois qu’ils sont photographiés et imprimés.
Lors de mon passage à la maîtrise, j’ai expérimenté des procédés permettant de modifier la condition de l’artiste-performeur devenu image, pour maintenant prendre le spectateur à parti dans un dispositif qu’il incorpore dans l’œuvre. Ce dernier tient dorénavant le rôle que j’occupais par le passé dans mes photographies. Mes recherches donne lieu à des installations qui induisent pour le spectateur une expérience participative de la « scène ». Il devient à l’intérieur de mes pièces, un visiteur-acteur, dont la présence engendre une image pour les autres spectateurs. Il est ainsi une pièce maîtresse de mon travail, indissociable de l’espace créé.
Le collectif Exo, par ses interventions dans le milieu urbain, stimule et enrichit mon travail. Dans ma pratique de l’installation, on retrouve deux pivots centrale:
-Le visiteur comme source créatrice de l’espace créé
-L’environnement comme structure d’installation
Ayant une pratique destiné principalement aux lieux de diffusions, (musée, galerie, centre d’artistes) mes réflexions face à la notion d'espace du quotidien sont souvent mises de côté. Il est essentiel, puisque mon travail consiste à faire interagir le visiteur dans un espace construit à partir de fragments de lieux existants, de connaître et d'approfondir la relation qu'à celui-ci avec ces espaces. Le collectif Exo est pour moi un outil d’observation et de réflexion qui me permet de comprendre, par l'expérience physique, les subtilités de la relation de l'homme et de son milieu de vie.
L’objectif : arriver à les transposer correctement dans mon travail d'installation.